Les jeunes de 17 ans étaient les premiers consommateurs de cannabis en France. Cependant, d’après l’observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT), moins de 4 jeunes sur 10 consommeraient cette substance. Le niveau le plus bas jamais enregistré depuis 2000. Retour sur la consommation des 15-23 ans. 

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Crédit photo : La Dépêche

Les temps changent. Selon la 9ème étude Escapad (Enquête sur la santé et les consommations lors de l’appel de préparation à la défense), menée par l’OFDT. 4 lycéens sur 10 consommeraient de l’herbe. Près de 40% des adolescents avouent avoir déjà essayé cette drogue, contre 50% en 2014. «Même avec cette baisse, la France reste à un niveau très élevé de consommation de cannabis chez les jeunes» explique Stanislas Spilka, membre de l’OFDT.
Bien que les consommateurs de cannabis soient moins nombreux, en ce qui concerne les fumeurs, il y a un réel problème d’addiction.

Pour ce qui est des drogues dîtes « dures » (Exctasy, MDMA, cocaïne, crack et champignons hallucinogènes), les adolescents seraient plus réticents. Seulement 7% des jeunes de 17 ans se sentent concernés face à 9% en 2014. «Globalement, les consommations en 2017 à la fin de l’adolescence sont parmi les plus basses enregistrées depuis le début des années 2000», conclu l’Observatoire.

BAISSE DE LA CONSOMMATION DU TABAC 

La baisse la plus remarquable est pour le tabac. En 2014, 70% des adolescents en consommaient quotidiennement contre environ 60% aujourd’hui. Pour l’OFDT tout serait lié. En effet, la réduction du tabagisme chez les jeunes engendrait celle du cannabis. «L’âge de l’expérimentation du tabac baisse et les jeunes qui fument du cannabis fument généralement déjà du tabac» affirme Julien Morel d’Arleux.

La génération actuelle a grandi avec les nouvelles restrictions sur la vente et la consommation de tabac. Ce mode de vie entrainerait la réduction du tabagisme pour cette tranche d’âge, contrairement à leurs ainés qui vivaient avec moins de restrictions. Une aubaine pour les politiques qui tentent par tous les moyens de réduire la consommation chez les jeunes.

«Les adolescents sont pleins de surprise, leurs comportements sont très variables, soumis aux effets de mode» confie Stanislas Spilka. Si cette réduction est une bonne nouvelle, tout peut changer dans les années à venir.

L’alcool, reste, la drogue la plus absorbée par les jeunes. Moins nocive, il faut tout de même  la consommer avec modération.

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