Le football féminin, contrairement à son homologue masculin bien installé dans nos mœurs, est encore en développement. De plus en plus de femmes, s’inscrivent dans des clubs ou associations sportives afin de s’adonner à ce sport longtemps considéré comme réservé aux hommes.

Louisa Necib Cadamuro, joueuse de l’équipe de France et de l’Olympique Lyonnais. Crédit : Konbini.Com

L’UEFA (Union européenne des associations de football) a publié en 2016 des chiffres montrant l’évolution du football féminin en Europe. Force est de constater qu’il y a une nette augmentation du nombre de licenciées (plus de 1,27 millions) mais aussi d’entraîneures diplomées, plus de 17 550, 31% de plus par rapport à 2015/16.

Pros et semi-pros : +119% entre 2012/13 et 2016/17, soit plus de 2 850 joueuses

Pays à plus de 100 000 licenciées : Angleterre, France, Allemagne, Pays-Bas, Norvège, Suède

Arbitres diplômées : 10 200, 17% de plus par rapport à 2015/16

Équipes de jeunes : plus de 34 000, 73 % de plus par rapport à 2012/13

MERCI AUX COMPÉTITIONS INTERNATIONALES

Une popularité que l’on doit aux retransmissions des compétitions internationales telles que la Coupe du Monde de football ou l’EURO. Rappel historique, la première édition remonte à 1970 tandis que celle des hommes avait eu lieu 40 ans plus tôt. Le plus remarquable est que la FIFA (Fédération International de Football) a commencé à organiser la version féminine seulement en 1991. La compétition se tenait alors en Chine.

La dernière Coupe du Monde s’est déroulée au Canada en 2015. D’après les chiffres de la FIFA, 764 millions de personnes dans le monde ont regardé au moins 1 minute de football féminin pendant la compétition dont 555 millions d’entre eux sont restés devant un match pendant une durée d’au moins 3 minutes. C’est encore loin des chiffres masculins mais c’est très encourageant.

ET LE BALLON ROND EN HEXAGONE ?

Malgré son échec lors de l’EURO 2017 remporté par les Pays-Bas, la France organisera la prochaine Coupe du Monde en 2019. Une bonne initiative qui servira de publicité à toutes celles et ceux qui ne sont pas encore familiers avec la discipline en France. Autre chose à savoir. Lors du ¼ de finale France – Allemagne en 2015, W9 avait enregistré 4.1 millions de spectateurs. Un record pour une chaîne numérique terrestre en France.

Sur l’hexagone, le nombre de licenciées est passé à 159 128 cette saison soit une hausse de 83 % depuis 2011 avec près de 5000 clubs en activité. La vice-présidente de la FFF, Brigitte Henriques, voit plus grand « Si on arrive à en avoir 8000 d’ici à 2019, ce sera déjà bien. »

DES DIFFÉRENCES BUDGÉTAIRES

Il existe malheureusement encore d’énormes disparités en termes de budget et de salaire entre les femmes et les hommes. Les équipes féminines du PSG et de l’Olympique Lyonnais avaient comme budget durant la saison 2015-2016 respectivement, 7 et 5 millions d’euros. À l’inverse, chez les hommes c’était 490 et 170 millions.

Des sommes qui ne reflètent pas les palmarès. Tout d’abord, l’OL féminine a déjà 3 Ligues de Champions (2011, 2012 et 2016) contre 0 chez les hommes par exemple. Au PSG, les dames ont déjà été finalistes de la Ligue des Champions en 2015 tandis que les hommes n’ont jamais fait mieux que les demi-finales de 1995.

Alex Morgan, considéré comme la meilleure joueuse du monde, évolue à l’Olympique Lyonnais. Crédit : Footmercato

Pour terminer, avec les finances, le budget du football féminin en Europe a augmenté de 5% par rapport à la saison de 2015/2016 pour dépasser les 100 millions d’euros. De quoi rire lorsque l’on constate que Neymar a été acheté pour 222 millions d’euros par le Paris Saint-Germain. Le jeune brésilien de 26 ans, pourrait financer le football féminin en Europe avec son contrat à lui tout seul…

 

 

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