CONDAMNÉ POUR MEURTRE EN 1977, IL DEMANDE LA GRÂCE PRÉSIDENTIELLE

En 1977, Michel Cardon est condamné à la perpétuité pour meurtre. 40 ans plus tard, il demande grâce au président de la république. Selon son avocat, la justice l’aurait oublié.

Michel Cardon tue un voisin avec un comparse alors qu’ils tentent de le cambrioler en 1977. La justice les condamne à la peine de mort. Ils étaient enfuis avec 200 francs de l’époque soit environ 30,50 euros et une charrette d’objets négligeables.

Maitre Morain, son avocat, demande une grâce présidentielle pour son client qui est selon lui, l’un des plus anciens détenus de France. En effet, la peine de mort n’a jamais été infligée jusqu’à aujourd’hui.

Au micro de l’AFP, Me Morain raconte sa première rencontre avec Michel Cardon : « Il avait une barbe qui lui mangeait le visage, la bouche tordue après un AVC, des difficultés d’élocution du fait de problèmes cardiaques, il est sourd d’une oreille, a une cécité partielle…mais il a aussi l’un des plus beaux sourires que j’ai vu de ma vie ».

Une demande de libération conditionnelle sera examinée le 15 mars prochain. Il aurait pu la demander il y a 20 ans au lieu de continuer à purger sa peine sans contact avec le monde extérieur. L’époque qu’il a connu n’est plus du tout la même. Entre voitures, cartes de crédit, téléphones, internet et wifi, Michel Cardon sera malgré tout déconnecté.

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